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        Grand Prix d’Architecture de l’École des Beaux-Arts de Paris (1824), Labrouste devait passer à Rome quatre années fort importantes pour sa carrière à venir. Découvrant là, combien l’enseignement français de l’architecture, prétendument admiratif des Grecs en avait trahi les usages, il allait dès son retour à Paris se consacrer à montrer la relation entre la structure et la décoration qu’il y avait vues.
        En marge d’une pratique jugée novatrice et communiquée à des étudiants dans son atelier dès 1830, Labrouste reçut, certes avec quelques retards, les honneurs relatifs à sa formation. Bien que la Légion d’honneur lui ait été attribuée en 1841 pour sa participation à la Translation des cendres napoléoniennes, ce n’est qu’en 1867 qu’il est élu à l’Académie.
         Des prestigieuses et éphémères commandes publiques dont il s’acquitta (Fêtes de Juillet, 1833, Fêtes pour les funérailles des Victimes de Juin, 1848), de ses hôtels particuliers, détruits depuis, il ne reste que peu de traces. En revanche, combien sont éclatantes ses bibliothèques, qui, depuis plus de cent cinquante ans pour Sainte-Geneviève (projetée dès 1839), et presque autant pour la Bibliothèque nationale, ont ravi l’esprit des lecteurs qui les ont fréquentées.
          C’est de la gloire de la première, qui lui valut d’être promu au rang d’officier de la Légion d’Honneur en 1852, que l'exposition "Voir et revoir l'oeuvre de Labrouste" (Bibliothèque Sainte-Geneviève, 12 octobre - 9 novembre 2001) souhaite se faire l’écho, rendant un hommage appuyé au dessinateur, et concepteur hors pair que fut Labrouste, à qui l’on peut véritablement attribuer la paternité du programme de la bibliothèque publique moderne en France.



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