Enquête de public 2016 : les étudiants en classe préparatoires aux grandes écoles

 

L’enquête de public 2016 a porté sur les étudiants de classes préparatoires aux grandes écoles, qui représentent environ 12 % des inscrits de la bibliothèque Sainte-Geneviève, soit  plus de 4 000 personnes. Elle a été conduite en novembre 2016 par quatre stagiaires de l’EBD (École de Bibliothécaires Documentalistes), qui ont interrogé au total 401 étudiants.

Le questionnaire comportait plusieurs axes visant à préciser le profil des étudiants, à évaluer leur fréquentation de la bibliothèque Sainte-Geneviève et des bibliothèques en général ainsi que leur usage de la documentation et des services.

1/ Données sociologiques

Le public s’avère être en très grande majorité en 1ère et en 2ème années (91%) et issu à 49% de filières scientifiques, contre 22% en filières littéraires, et 29% en filières économique et commerciale.

Les gros contingents viennent, de manière prévisible, des lycées à proximité : Saint-Louis (15%), Henri IV (12%), Lavoisier (9%) et Louis Le Grand (8%). 70% des personnes interrogées présentent comme raison de leur venue  la proximité avec leur école et/ou leur logement.

2/ Fréquentation de la bibliothèque Sainte-Geneviève

Les étudiants de classes préparatoires constituent un public d’habitués : presque 80% d’entre eux viennent plusieurs fois par semaine ou tous les jours. Ils sont également un public assidu, passant souvent un temps long à la bibliothèque Sainte-Geneviève. 86% d’entre eux restent plus de 2h à chaque venue.

29% sont satisfaits des horaires mais proposent demandent une extension des horaires d’ouverture ( horaires élargis au dimanche, à une ouverture  plus tôt le matin ou à une fermeture plus tardive), 4% se disent insatisfaits, les 67% restants étant satisfaits.

Concernant la fréquentation des bibliothèques, le chiffre notable est que 35% des étudiants en classe préparatoires ne fréquentent que la bibliothèque Sainte-Geneviève. Parmi les autres bibliothèques fréquentées arrivent en tête la Bibliothèque publique d’information (26%), la Bibliothèque Sainte-Barbe (25%), et la Bibliothèque nationale de France (19%).

La salle de la bibliothèque Sainte-Geneviève la plus fréquentée reste la salle Labrouste (97%).

3/ Utilisation de la documentation

S’ils sont assidus, les étudiants en classes préparatoires ne sont pas forcément de grands lecteurs : 34% travaillent exclusivement avec leurs cours et livres personnels. Ceux qui utilisent la documentation consultent surtout le libre-accès (63%), sans toutefois ignorer les demandes en magasins (12%). Ils lisent peu les revues papier (2%).

Leur intérêt pour la documentation électronique est également très négligeable : il arrive à seulement 2% d’entre de s’en servir. Ils estiment ne pas en avoir besoin (74%) ou n’en ont pas connaissance (29%).

4/ Services

Parmi les services qu’offre la bibliothèque Sainte-Geneviève, le plus prisé est l’accès Wi-fi (utilisé par 61% des étudiants) – sachant que 51% d’entre eux viennent avec leur propre ordinateur. Une grande partie de l’insatisfaction par rapport aux services tient d’ailleurs aux difficultés d’accès au réseau, au manque de postes informatiques ainsi qu’au manque d’informations claires.

Les étudiants en classe préparatoire manifestent un intérêt pour les salles de travail en groupe, puisque 49% estiment ce service souhaitable. 50% ne viennent qu’en groupe, 25% seuls, les 25% restants alternant entre une venue solitaire et en groupe.

Ils sont demandeurs d’un espace presse à 21%.

En conclusion, Le public des classes préparatoires est gêné principalement par la file d’attente, les difficultés liées à l’informatique et le manque de calme.
Studieux, il est principalement intéressé par le cadre, l’ambiance du lieu, les horaires, la proximité de la bibliothèque avec son lieu d’étude ou son logement.

Recrutement de moniteurs étudiants

[Edit, 20/06/2016 : poste déjà pourvu, merci !]

Recrutement de moniteurs étudiants de mi-août à décembre 2016 ou d’octobre à décembre 2016.

Horaires :
Du lundi au samedi.
De août à début septembre : 35h / semaine.
Du 5 septembre à fin décembre : 15 h / semaine réparties sur 2 jours.

Fonctions :
- Accueil et orientation du public
- Rangement des collections en libre accès
- Communication des documents

Rémunération : 9,67€ brut de l’heure.

Compétences :
- Facilité pour le travail au contact du public
- Goût du travail en équipe
- Initiative, rigueur et ponctualité

Merci d’adresser, avant le 20 juin pour la 1ère session de recrutement et avant le 15 septembre pour la 2e session, une lettre de motivation accompagnée d’un CV à Catherine Burtin : catherine.burtin@univ-paris3.fr

Enquête de public 2015 : les publics non-universitaires

Un aperçu des résultats de l’enquête de novembre 2015 en images :

La Bibliothèque Sainte-Geneviève a pour particularité d’être à la fois publique et universitaire. Toute personne de plus de 18 ans ou bachelière peut ainsi s’inscrire gratuitement. Nous avons souhaité cette année mieux cerner le « grand public », qui ne relève ni du monde scolaire ni du monde universitaire. En voici les traits les plus marquants.

Données sociologiques

Sur le public interrogé, deux tranches d’âges sont nettement majoritaires : celle des 40-59 ans (41%), et celle des 60 ans et plus (37%). 56% du public provient de Paris même, 32% de la région parisienne. Si tous les niveaux d’études sont représentés, on constate une domination des diplômes d’un rang équivalent au bac +4 et au dessus (69%). Près de 65% du public interrogé n’exerce pas d’activité salariée ; pour les 35% restant, aucune catégorie d’activité dominante ne se dégage.

Fréquentation de la BSG

La BSG reste en tête de la liste des établissements les plus fréquentés (37%) par le grand public. Les différentes bibliothèques et médiathèques municipales arrivent en deuxième place (21%). Concernant la fréquence d’utilisation de la BSG, on peut remarquer une grande disparité. Près d’un tiers (31%) la fréquente régulièrement, plusieurs fois par semaine, voire tous les jours ouvrables. La proportion de nouveaux lecteurs parmi la population interrogée s’élève à 16%.

Quant au temps passé au sein de l’établissement, une nette majorité se dégage en faveur des longues sessions : 59% du lectorat déclare rester plus de 2h, en moyenne. Ils sont 36% à prolonger leur séjour au-delà de 3h. Pour les salles visitées, la salle Labrouste recueille la plupart des intentions de visite (près de 77%). La plupart des personnes interrogées n’avaient pas connaissance de l’existence d’autres salles, qu’il s’agisse de la Réserve au rez-de-chaussée, de la Bibliothèque nordique, ou des salles annexes (salles de la Passerelle, de références ou de formation). La principale activité du public interrogé reste la consultation des collections de la BSG (48%), qu’il s’agisse des fonds en libre accès (25%) ou de ceux en magasin (23%). Le travail sur documents propres suit (24%). Les motivations mises en avant pour la venue à la BSG sont le travail (41%), le savoir (26%) et l’ambiance (19%).

Usages et besoins documentaires

Parmi les ouvrages consultés, les thèmes sont très hétérogènes. Trois cependant se distinguent : l’histoire (18%), l’art et la religion (13% chacun). Le grand public semble peu informé des services de la BSG : seules les expositions sont connues par une majorité de lecteurs (plus de 40% déclarent ne pas en avoir connaissance malgré la présence de l’une d’entre elles dans le hall au moment de l’enquête). Les services disponibles sur place (salle de formation, aide personnalisée à la recherche, conférences et prêt entre bibliothèques) tout comme les services dématérialisés (ressources et bibliothèques numériques, réponses à distance) sont peu connus.

Services à développer

44% des usagers interrogés souhaiteraient voir se développer de nouveaux services : l’emprunt de documents (34%), un espace presse (17%), des événements culturels (15%) et un espace d’autoformation (14%). Les principaux sujets de mécontentement sont : les files d’attente pour accéder aux salles (28%), le manque de places de lecture (17%), le manque de prises électriques (10%) et le fonctionnement du Wi-Fi (8%).

Conclusion

La bibliothèque a connu une baisse soudaine d’affluence suite aux attentats. Cela eut une répercussion immédiate sur le nombre de personnes interrogées, 94 au total, chiffre qui oblige à interpréter l’enquête avec précaution. La méconnaissance des différents services et salles de la bibliothèque mérite réflexion. Les principaux attraits de la BSG restent la richesse de ses collections, le cadre et l’ambiance propice à l’étude.

Nuit blanche 4 octobre 2014

La Bibliothèque Sainte-Geneviève a participé le samedi 4 octobre 2014 de 19 h à 7 h à l’événement « Nuit blanche », manifestation gratuite organisée à l’initiative de la Ville de Paris. « Nuit blanche » propose un parcours nocturne d’art contemporain dans l’espace public parisien.

La Bibliothèque recevait une performance évolutive et participative de l’artiste Imran Qureshi.

Voici quelques photographies de l’événement :

Né en 1972, Imran Qureshi, professeur de miniatures aux Beaux-Arts de Lahore, est un des grands artistes contemporains montant sur la scène internationale. Il a réalisé en 2013 une installation sur le toit du MET à New York.

Pour sa première intervention en France, l’artiste pakistanais Imran Qureshi propose une installation participative visuelle et sonore au sein de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. And They Still Seek The Traces of Blood, qui tient son titre d’un vers du grand poète pakistanais Faiz Ahmed Faiz, invite les visiteurs à froisser des feuilles de papier ornées de motifs peints en rouge et à les jeter en tas dans la splendide salle Labrouste. Au fil de la nuit, la fragile montagne de papier chiffonné et rougi prend de l’ampleur. Vue de loin, elle semble un amas de chairs. Mais, en s’approchant, le visiteur découvre les délicats motifs floraux qui décorent chaque feuille. Une magnifique expérience sur l’ambivalence du regard.

Henri Labrouste, l’architecte de la Bibliothèque Sainte-Geneviève a disséminé au cœur de son édifice des variations autour des allégories du Jour et de la Nuit. L’expérience immersive propre à la Bibliothèque Sainte-Geneviève constitue, aussi bien dans l’espace que dans le temps, un passage de l’obscurité à la lumière et du jour à la nuit. « Nuit blanche » fournit l’occasion d’effectuer une expérience collective de l’ordre de la traversée de la nuit.

Pour en savoir plus sur « Nuit blanche » : http://quefaire.paris.fr/nuitblanche