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VOYAGE A TRAVERS L’ICONOGRAPHIE  DE SAINTE  GENEVIEVE

 


III - Sainte Geneviève et l’abbaye éponyme  

Parmi les églises ou établissements religieux ayant perpétué le souvenir de sainte Geneviève, le plus important fut l’abbaye du même nom établie à Paris au début du VIe siècle, à l’emplacement de l’actuel lycée Henri IV. Son origine remonte à la fondation par Clovis et Clotilde d’une basilique placée sous le vocable des saints Pierre et Paul. Celle-ci, où les souverains furent enterrés, abritait également le tombeau de sainte Geneviève, dont elle prit bientôt le nom. La communauté de chanoines qui s’y établit adopta rapidement la règle de saint Augustin. Ce dernier, ainsi que les Saints Apôtres du premier sanctuaire, est fréquemment associé à la figure de sainte Geneviève au fil des manuscrits liturgiques copiés à l’usage de la communauté au long des siècles.

 L’abbaye royale de Sainte-Geneviève-au-Mont compta, jusqu’à la fin de l’Ancien régime, parmi les plus importants établissements religieux  parisiens : étroitement liée à l’Université, chef d’ordre des Augustins de la Congrégation de France, objet de sollicitude pour les souverains successifs qui ne cessèrent de la doter et de l’embellir, et d’admiration pour les visiteurs.

 Mais sa notoriété comme sa prospérité sont indissociables du culte qui se développa dès l’origine autour des reliques de sainte Geneviève. La manifestation publique la plus remarquable réside dans la longue série des processions de sa châsse, dont la première intervint en 886 lors du siège de Paris par les Normands, et auxquelles la ville devait recourir si fréquemment par la suite dès que l’intercession de la sainte semblerait nécessaire.

  

© - 2002, Bibliothèque Sainte-Geneviève